mardi 16 juin 2009

Le Quintus à l’honneur aux " Syrah du Monde "

Ils étaient vingt sept sur la ligne de départ.
Vingt sept pays qui présentaient leurs meilleures cuvées de Syrah.
Le Quintus 2005 du Château de Gourgazaud a franchi la ligne d’arrivée avec brio et obtenu une belle médaille d’or pour notre grande fierté.
La confrontation qualitative des Syrah du Monde sous l’égide de l’Association Forum Oenologie s’est déroulée les 28 et 29 mai 2009 au Château d’Ampuis, capitale des prestigieux Côtes Rôties et a réuni les plus grands experts internationaux.

Mais que sait-on de ce cépage ?
La légende raconte qu’au XII siècle, un chevalier français nommé Henry Gaspard rentra épuisé des croisades et s’installa dans ce qui est aujourd’hui la région d’Hermitage dans le nord de la vallée du Rhône. Il ramena avec lui quelques boutures de vignes qu’il avait trouvées dans la ville de Shiraz en Perse, et leur donna comme nom de cépage celui de Syrah. Il les planta et avec le temps elles se transformèrent en vignoble.

Mais la science nous dit que le cépage Syrah-Shiraz est en fait une variété française indigène.
Le débat reste ouvert !
Pour les œnophiles, l’Hermitage est la quintessence de la Syrah.
Il est plus difficile de faire un grand vin avec ce cépage qu’avec tout autre, la vigne exige des efforts. Lorsque la décision fut prise au Château de Gourgazaud d’implanter ce cépage il y a plus de 30 années nous avons sélectionné les terroirs adéquats, limité délibérément les rendements et conduit une fermentation longue pour préserver tous les arômes.
Le Quintus 2005, vin de garde à la production limitée est le fruit d’un millésime exceptionnel et d’une sélection rigoureuse de parcelles. Sa belle robe rubis intense dévoile un nez puissant de fruits confits, pruneaux, figues et cerises rouges.
Accordez-lui un long carafage avant de le proposer aux puissants gibiers et aux fromages affinés.

lundi 8 juin 2009

"Tuez les tous! Dieu reconnaîtra les siens!"

Surplombant les gorges de la Cesse et du Brian, la Cité de Minerve domine les canyons asséchés de son éperon rocheux.
Etape incontournable des randonneurs et géologues de tout poil, elle fut le théâtre d'un célèbre massacre dont les pierres se souviennent encore : La Croisade des Albigeois.

Le nom d’Albigeois désignait en France au XIIIème siècle non seulement les Cathares mais tous ceux qui prêchaient la liberté de conscience et s’écartaient des canons de l’Eglise.
Les Albigeois se donnaient eux-mêmes le nom de Cathares (= Purs).

Emanant d’une religion dualiste venue d'Asie Mineure, le catharisme condamnait l'Eglise romaine et sa hiérarchie.
Loin des strass et des paillettes chrétiennes, ils vivaient de chasse et de cueillettes sauvages et pauvres parmi les pauvres menaient une vie d’ascète.
En effet, alors qu'à cette époque l'Eglise étalait sa richesse et que bien des prêtres menaient une vie dissolue, les Cathares devinrent vite un réel danger pour l'Eglise et le Royaume.
Le Pape Innocent III avec l'appui du Roi de France prêcha contre ces hérétiques en 1209 une croisade (dite des Albigeois), croisade qui durera un demi siècle.

"Tuez les tous! Dieu reconnaîtra les siens!"

En 1210, Simon de Montfort, chef militaire de la croisade, décida de prendre la Cité de Minerve réputée inexpugnable. Faisant placer des catapultes et trébuchets autour de la place forte, il ordonna sa destruction.
Le seul point d’eau de la cité, le puits Saint Rustique rendu inutilisable, le manque de vivres et la chaleur contraignirent rapidement le Vicomte Guillaume de Minerve à capituler.
Les croisés ne laissèrent d’autre choix aux Cathares réfugiés à Minerve que de se convertir.
Refusant d’abjurer leur foi qui leur laisserait la vie sauve, 140 Cathares furent condamnés au bûcher. Minerve fut le premier bûcher collectif du début de la croisade.

La troupe de Simon de Montfort s’étant divisée en deux, son lieutenant prit la direction de La Livinière.
Il passa sur les terres du Château de Gourgazaud, mais fut arrêté par la troupe du Général Sancel. Une terrible bataille eut lieu au milieu des vignes appelées depuis « vignes des morts ».
D’après la légende, le sang coulait tant dans le ruisseau en contre bas, qu’on lui donna le nom de « rec de la sang » ou ruisseau du sang.

Rassurez-vous, c’était il y a bien longtemps et le sang ne coule plus. Les vignes du Château de Gourgazaud ne font plus couler que de jolis vins que nous vous invitons à venir déguster en passant par l’un des plus beaux villages de France, la Cité de Minerve !

lundi 1 juin 2009

Roland Garros 2009


Aujourd'hui j'écris un petit billet en témoignage d'amitié à la joyeuse joueuse de tennis Janette Husarova, que j'ai eu la chance de recevoir cette année à la Villa Escudier lors du tournoi de Roland Garros. Cette épicurienne artiste de la raquette affiche à son palmarès des victoires prestigieuses telles que la Fed Cup, le tournoi WTA et l'US Open.

Bravant mon inculture tennistique chronique, Janette m'introduit dans les coulisses feutrées de Roland Garros. Tous, partenaires de jeu, coach et joueurs lui témoignent une véritable et sincère amitié : j'ai à mes côtés la joueuse la plus sympa du tournoi !

Comme une petite souris et grâce à mon invitation VIP je me retrouve assise à la "players's box" du cour Philippe Chatrier. Les petits ramasseurs de balles arrivent tout autour du terrain, les juges de lignes se tiennent immobiles et silencieux derrière et sur les côtés, l'arbitre domine le terrain de son siège, les photographes pointent leurs objectifs sur Serena Williams au service... Un silence religieux règne dans les tribunes, quand soudain mon voisin d'accoudoir lance un "come on girl!" qui me sort de ma rêverie : j'ai à mes côtés Papa Williams ! Le match commence et pour être honnête je suis trop occupée à regarder tout ce qui se passe autour pour suivre les rebonds de la balle. Heureusement Papa Williams est là pour me rappeler à quel moment applaudir. Bien disciplinée, je frissonne à l'unisson lorsque l'américaine et son adversaire ont un échange très rapide au filet. Miss Williams expédie l'espagnole Virginia Ruano Pascual au deuxième tour, l'issue est heureuse...!

Mon meilleur souvenir reste une conversation avec Janette, qui me confia que le sport pratiqué à un tel niveau est un engagement quotidien qui demande persévérance et sacrifice. Quel point commun y a t-il entre le sport à haut niveau et la culture de la vigne ? La passion qui les anime. Car ce sont bien des matchs qui se jouent au quotidien à Gourgazaud face aux caprices climatiques et aux chambardements de l’air du temps.

Souhaitons à Janette un très heureux anniversaire avec une des bouteilles du Chateau de Gourgazaud que je lui ai offerte, encore une occasion de sortir le tire-bouchon !